samedi 7 avril 2007

13. La treizième nuit

 




Je jette les souvenirs, que je n’ai pas
J’éteins les feux qui ne brûlent pas
Je lis des livres que je n’ai pas
Et je passe le plus clair de mon temps à ranger
Debout parmi les objets
Obstrué, englouti l’espèce mort, dedans-le noir.
Je cherche la lumière qui manque
En plein jour
Jamais mes persiennes ne sont pas baissées
Leur roulement ressemble à des âmes blessées
Mes fenêtres restent grands ouvertes
Jours et nuits, les rideaux flânent
Nous ne dormons pas, nous nous tenons les mains
Nos doigts se touchent à peine pour
Montrer le chemin des instants délicieux, passés
Par hasard.
Et à peine nous esquivons des gestes dans l’espace-temps
Sans penser à la fin du moment présent
Sans souvenir nous ferons comment
Dites
Pour raconter le passé à nos enfants.

7 avril 2007

vendredi 6 avril 2007

12. Amour

 





Dans la source de ton esprit
Je veux tremper ma langue,
Aller au fond... profond...
Boire et me soûler
Dans les recoins
Les plus secrets,
Les plus discrets,
Trouver une goutte d'amour oublié,
M'assouvir...

Et puis la partager.






























10. Blessures

SANS TOI


J'ai la tête vide
Je n'arrive plus à penser à toi
J'ai la tête livide
Où je vais tu n'es pas.
Des fois je te vois de dos
Très loin, au ras des vagues
Des fois, je te vois de face
C'est très flou et ça divague.

la memoire blaissée

jeudi 5 avril 2007

6. C'ètait comment

Hier, aujourd’hui ?
Non. C'est fini
Autres esprits, autres voix, autres fois.
Était-ce toi hier ?
C’était moi ?
Nue sous une armure
Etais-je la femme, ta femme
A qui a moi ?
C'est étonnant.
Il me semble, je me suffis parfois
Me suis-je aimée, étais-je armée
Je me suis mariée?
Et toi, m’as–tu aimé ?
Chevauchée sauvage jusqu’au mes reins
Les rennes enfoncés rouillent sous ma sueur
La guerre est finie, la guerre infinie
Mais cet élan je l’emporte, au plus profond de moi
En moi jusqu'à la fin des jours
Aujourd’hui, demain, toujours
Jusqu’à la fin des jours.

5 avril 2007

mercredi 4 avril 2007

5. Les glycines nous le dirons, une fois fleuris

4. Les Lisas sont Monos et les Mono sont Lisa

3. Une était mienne, il y longtemps, dans un autre hier


2. Regard externe



27 mars 2007

Pic dans le cœur,



J’adore l’angoisse sous la peau et la peur


Pic dans le ventre,


La faim creuse le plein et se compare


À la salive affamée


Pic dans les tripes


Sans fin a la limite haine


Les tentacules des mes pensées


Dans leurs sensations démesurés


En face du vide restent lucides.



La rosée


La rosée



Belle, bleu ciel
Blonde, lucioles
Champs décoiffé
Par le vent traversés
Renversée
Les épis de blé
Blés durs, blés murs
L’été c’était hier, l’été
Belle, belle couleur ciel
Lucioles, bluets et vol d’hirondelles
La rosée, ma rosée
Un petit matin à la fin de l’été


27 mars, 24 juillet 2007





1. Je vois l'invisible, je le dessine où je l'écris.



mais aussi



Mikail Boulgakov a dit:
"Ecris ce que tu vois, et ce que tu ne vois pas ne l'écris pas."