vendredi 13 avril 2007
JE TE PARLE EN VAIN
Je te parle en vain
Sens unique, je vois le flot, sens unique
Ce n’est pas trop tôt
J’effrite mes pensées sur ton front
Là dehors elles se sont collés et encore
Doucement je les dépose de nouveau
Sur mes lèvres
Sur la courbe glissante de mon nez
La chute de mes pommettes
Sous mon regard qui émet des paillettes
Ma bouche dilate un sourire, une menace fugace
L'ombrage de mes cilles n’empêche pas cette glissade
La rage se bloque dans ma tête froide
Ce n’est que rage, me dis-je
J’aère mon regard, je te regarde
Tu n’as pas bougé, quelque chose a changé
Fin 28mars 2007
jeudi 12 avril 2007
IL EST TARD
Il est tard,
Mon poids s'écrase sur mes coudes
La table est dure et le temps est lourd,
L'air est carré.
Je respire à peine
Je sens le vin s'appesantir dans mes veines.
Le vide m'envahit, mon esprit vagabonde
En face : personne;
Une mare, une ronde, des murs qui
S'effritent par des pas égarés
Sous une lumière de lune farineuse
Sans reflet.
Je pèse mon moi sur le bout de mes doigts.
Il est tard, je m'en vais
Je vais pleurer, je crois.
COMME C'EST BIZARRE...
Les tournures des esprits
Les filandreux, les méandreux
Les simples d'esprit,
Les esprits des autres,
Des esprits tout court,
Des bla-blas, des bla-blis
Pour dire
L'amour
Pour dire la tendresse,
Pour dire la jouissance
Des matières qui se frôlent,
Qui s'ignorent ou dansent,
Se pénètrent, explosent
En milliers de sanglots
Et laissent couler le sang
Et des gouttes d'eau
Que le marchand de temps efface
En jetant des grains de sable
En passant...
Les tournures des esprits
Les filandreux, les méandreux
Les simples d'esprit,
Les esprits des autres,
Des esprits tout court,
Des bla-blas, des bla-blis
Pour dire
L'amour
Pour dire la tendresse,
Pour dire la jouissance
Des matières qui se frôlent,
Qui s'ignorent ou dansent,
Se pénètrent, explosent
En milliers de sanglots
Et laissent couler le sang
Et des gouttes d'eau
Que le marchand de temps efface
En jetant des grains de sable
En passant...
MON TAMBOUR
Quand mon tambour joue en moi
Il pleut des Magrittes
Je bois du vin à l'hydromel
La fumée sort de la trompe d'un éléphant
Qui a l'air d'un enfant
Et porte sur le dos
Un précieux cadeau - mon âme
Quand ton tambour joue en moi
Je glisse sur les chutes du Niagara
Je suis illuminée par mille soleils Africains
De cette aurore couleur ébène noir, s'écoule de l'or
Sur ma peau, sur le bout de mes doigts
Gracia Plena
Je vis et je meurs
Je ris et je pleure
C'est fou, ce que je pleure
Je ne sais pas pourquoi
Je ne sais pas de quoi
Je parle et je parle encore
Comme une farandole
Grêle, ciel, pluie, nuit
Jour, toujours, lune Neptune
Tempête, trompette, être bête, prophète
Jésus?
Vous
Il pleut des Magrittes
Je bois du vin à l'hydromel
La fumée sort de la trompe d'un éléphant
Qui a l'air d'un enfant
Et porte sur le dos
Un précieux cadeau - mon âme
Quand ton tambour joue en moi
Je glisse sur les chutes du Niagara
Je suis illuminée par mille soleils Africains
De cette aurore couleur ébène noir, s'écoule de l'or
Sur ma peau, sur le bout de mes doigts
Gracia Plena
Je vis et je meurs
Je ris et je pleure
C'est fou, ce que je pleure
Je ne sais pas pourquoi
Je ne sais pas de quoi
Je parle et je parle encore
Comme une farandole
Grêle, ciel, pluie, nuit
Jour, toujours, lune Neptune
Tempête, trompette, être bête, prophète
Jésus?
Vous
mardi 10 avril 2007
BALLADE MODERNE
Entre tes jambes
C'est un monde de sueur sans pudeur,
De formes difformes
Et formes sans forme.
Vivant,
Debout,
Couché,
Où vas-tu?
Quand tu seras réduit
A quelques cellules
Qui aura en mémoire
Tes désirs, tes blessures?
Que garderont de toi
Celles que tu as côtoyées?
Un énorme sexe dressé.
Triste mémoire d'un badineur
Galant voyageur dans des tas de profondeurs...
JE ME RAPPELE
Des bruits du train me reviennent
Les rails de mon enfance
Résonnent dans mon ventre
Des départs dans la nuit
Ces bruits enfouis engloutis
Dans mon lit, ou alors
Un petit jardin en plein carrefour
Rond ou carré
Parsemé de mûriers
D’arbustes fleuris aux printemps
Des bancs et des enfants jouent à cache-cache
Devine, qui je suis
Maintenant je le sais
Des enfants morts aujourd’hui,
Mariés, grands pères où mères, oubliés
Le jardin n’est plus, non plus
C’est un carrefour dénudé
Non signalé
Il y avait des bouleaux argentés
Avec leurs chenilles fleuries qui finissaient dans les repas de nos poupées
Je jouais l’enfant, je n’étais pas grand
Comme nos mères et pères qui changeaient au jeu du hasard
On errait tous dans la rue
Elle était à nous
Calme, joyeuse, étrangement heureuse
Remplie à l’infini de touts ces bruits que se sont tus
Faire terre les souvenirs je ne veux, je ne peux
Dans cette cours moderne, acharné
Le non sens crée des sens
Pour ce que nous puissions vivrent encore plus seuls
Dans la mondialisation à mille à l’heure
26 mars 07
lundi 9 avril 2007
Prière
Trois cachets côte à côte - la nuit reste éveillé
Évasive, chiante oppressante, vide à taper
Des bruits obscènes
Obscurité et craquement des meubles délabrés
Ma nuit, viens ma salope,
Colles ton sommeil sur mes paupières fatigués
Ne me laisse pas au bord de ce grand lit
Abandonné par les rêves, saturé par les pensées
Haine
Minuit a peine
Viens m’enfoncer
Couche moi prés des petits et près des grands
Avec les bons vivants
Viens, ou vas t’en et ne reviennes
Mes orbites brûlent sous la lave rouge rubis
Eteins le feu démoniaque,
Transforme la lave en pierres précieuses
Heureuse, sacrée, épanouis
Je viendrai à toi le jour comme la nuit.
25 mars 2007
La vie
Tu attends un enfant, tellement
Pour le voir grandir un matin après la nuit
Il est là, il vit et attend aussi
L’age de raison, impatient de partir
Et nous somme tous que nous sommes
Dans la ligne des saisons
Sur la boule de cette terre
Confondus, sous la cape du temps
Le ciel se déchire et déverse ses présages
Les guerres peuplent et dépeuplent nos nuits
On attend la paix,
On sème et on récolte les poins serrés
Les poins dressés
Hommes, femme, enfants, prêts à bondir
Le temps s’en va, le temps s’en vient
Il nous fait croire dans ce rêve qu’on vit,
Nous restons si peu avec lui
Faisant semblants de bâtir
Pourquoi, pour qui
Dans le brève passage si étroit
Appelé la vie
8 03 2007
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