Deux lacs sombres et bleus
Dans cette masse vivante
Ouverts vers les cieux
Des glaciers parlent, des glaciers rient
Les lacs pleurent se détractent, sourient
Une pluie vive et noire tombe
Envahis, découpe et partage le monde
Mon monde à moi, au dessous de toi
Ensevelis, moi je suis
Sous la pluie de tes cheveux
Soleil, lune, météores, tourbillonnants
Signent les signaux d’une langue méconnue des autres
La nôtre
21 avril 2007
samedi 21 avril 2007
LA POESIE
Autre fois j’aimais un amant
Qui respirait des poèmes, follement
Je ne les ai pas toutes lu, non
Je les ai vu
C’est alors, j’ai trouvais une plume tombée du ciel
Un signe noir me l’a jeté avant son départ
L’oiseau et l’amant étaient partis depuis longtemps
Cette plume était couverte de milliers de mots
Les miens à présant
Sa douceur veloutée, ses couleurs étranges, désirées
Et les courbes parfaites envahissent mon être
Mes lèvres touchent l’inlassable douceur
Respirent ses airs magiques, m’invitent aux voyages
Mes yeux, volent et glissent sur les nuages
Se plongent et se dissoutes, dévorant l’univers
Autre fois j’aimais un amant
21 avril 2007
Qui respirait des poèmes, follement
Je ne les ai pas toutes lu, non
Je les ai vu
C’est alors, j’ai trouvais une plume tombée du ciel
Un signe noir me l’a jeté avant son départ
L’oiseau et l’amant étaient partis depuis longtemps
Cette plume était couverte de milliers de mots
Les miens à présant
Sa douceur veloutée, ses couleurs étranges, désirées
Et les courbes parfaites envahissent mon être
Mes lèvres touchent l’inlassable douceur
Respirent ses airs magiques, m’invitent aux voyages
Mes yeux, volent et glissent sur les nuages
Se plongent et se dissoutes, dévorant l’univers
Autre fois j’aimais un amant
21 avril 2007
vendredi 20 avril 2007
D'ACTUALITEE
LES VOEUX DU PRESIDENT
Demain! Jour nouveau!
Jour zéro.
Lendemain, encore un jour nouveau
Jour moins zéro.
Après cela aurait pu être
Le jour tellement nouveau
Et vraiment beau.
Pourtant il ressemble au premier
Par ses envies scandées
Qui frappent et qui commettent sans cesse
La même rengaine des promesses.
Demain! Jour nouveau!
Jour zéro.
Lendemain, encore un jour nouveau
Jour moins zéro.
Après cela aurait pu être
Le jour tellement nouveau
Et vraiment beau.
Pourtant il ressemble au premier
Par ses envies scandées
Qui frappent et qui commettent sans cesse
La même rengaine des promesses.
A Prevert
LE PEINTRE
Devant la cage des oiseaux
Un peintre courbé en deux
Regarde les perroquets
La palette dans le dos.
Elle est terne sa palette,
Tout comme ses yeux.
Alors il demande aux oiseaux:
De toutes vos plumes
Donnez-m'en une ou deux.
Un oiseau cligne des yeux
En signe de non,
Ouvre son bec et chante très haut.
Des notes de toutes les couleurs
Résonnent dans la cage
Et s'accrochent aux barreaux.
Le peintre sort de sa poche
Un couteau à palette puis un pinceau
Et colle toutes les notes
Dans une cage, sur un tableau.
Mais le tableau n'est pas beau
Il y a quelque chose de trop.
Alors le peintre efface les barreaux
Et les notes de couleurs explosent
Dans une marche bleue
Et partent droit devant elles.
Le tableau reste vide et silencieux
Mais le peintre a gardé les éclats
Des couleurs dans ses yeux.
Il redresse le dos
Et s'en va lentement
La tête pleine de tableaux
Tous très beaux
Tous très libres
Grâce aux oiseaux.
mercredi 18 avril 2007
mardi 17 avril 2007
L'ABATOIR D'UN BAR
La fumée se déplace, gaze, entrelace
Dans sa danse fugace les fumeurs
Ces adolescents gris
Des hommes et des femmes à touts prix
La fumée se déplace et se plonge
Dans l’étendue finie
Des nocturnes et leurs oublis
Dans la nuit la réalité est soule et assise
La salle tourmentée s’est laissée allée
Un chant se fait entendre
Des cœurs solitaires dialoguent avec des monologues
La foule est haute en couleurs noires
Maquillée, sourde et blafarde
Elle attend son heure
Mais
Les dieux de l’oubli sont passés dans la nuit
Ont emporté les noms des familles
Ils ne restent que Momo, Coco, Pierrot, Laulo, Zazie
Kiki, qui rit…
Ils restent debout blottis au bar
L’Hébreu, le Maroquin, l’Africain, le rouquin
La dope et le pope
Les enfants de Zanzibar
Les Ugo de l’avant troisième guerre mondiale
Et tous les cafards
Il est deus heures
La musique monte pour marquer l’ouverture des portes
Non, Messiers, Dames
Fin de service
Il n’y aura pas de bis
Pam, pam, pam, pam
Pam, pam, pa-ram
2
Tout le monde part en roulant
En traînant, en rampant
Aspiré avec la fumée par le grand air du dehors
Emportant les idées des autres
Son alcool et ses malheurs
Seul au bout de la rue le petit bonheur reste pensif
Personne ne veut de lui
Il est de trop dans cette vie
Antonina 12 12 96
Dans sa danse fugace les fumeurs
Ces adolescents gris
Des hommes et des femmes à touts prix
La fumée se déplace et se plonge
Dans l’étendue finie
Des nocturnes et leurs oublis
Dans la nuit la réalité est soule et assise
La salle tourmentée s’est laissée allée
Un chant se fait entendre
Des cœurs solitaires dialoguent avec des monologues
La foule est haute en couleurs noires
Maquillée, sourde et blafarde
Elle attend son heure
Mais
Les dieux de l’oubli sont passés dans la nuit
Ont emporté les noms des familles
Ils ne restent que Momo, Coco, Pierrot, Laulo, Zazie
Kiki, qui rit…
Ils restent debout blottis au bar
L’Hébreu, le Maroquin, l’Africain, le rouquin
La dope et le pope
Les enfants de Zanzibar
Les Ugo de l’avant troisième guerre mondiale
Et tous les cafards
Il est deus heures
La musique monte pour marquer l’ouverture des portes
Non, Messiers, Dames
Fin de service
Il n’y aura pas de bis
Pam, pam, pam, pam
Pam, pam, pa-ram
2
Tout le monde part en roulant
En traînant, en rampant
Aspiré avec la fumée par le grand air du dehors
Emportant les idées des autres
Son alcool et ses malheurs
Seul au bout de la rue le petit bonheur reste pensif
Personne ne veut de lui
Il est de trop dans cette vie
Antonina 12 12 96
LA RENCONTRE MANQUÉE
Derrière mes paupières
Une allumette violette
A mis l'incendie
Qui éclate dans ma tête.
Au fond de mes yeux
Un esprit salé
Voit rouge
Voit blond
Un nez
Et des yeux écarquillés.
Ces yeux-là
Appartiennent à un homme
Qui voit les mêmes choses
Et de la même façon.
Seulement mon esprit salé
Noyé par les larmes
Ne rencontre jamais
Dans le regard du jeune homme
Le même état des faits
Exalté par les mêmes armes.
Une allumette violette
A mis l'incendie
Qui éclate dans ma tête.
Au fond de mes yeux
Un esprit salé
Voit rouge
Voit blond
Un nez
Et des yeux écarquillés.
Ces yeux-là
Appartiennent à un homme
Qui voit les mêmes choses
Et de la même façon.
Seulement mon esprit salé
Noyé par les larmes
Ne rencontre jamais
Dans le regard du jeune homme
Le même état des faits
Exalté par les mêmes armes.
lundi 16 avril 2007
UNE AUTRE HISOIRE TOUJOURS LA MEME
Mes pieds baladeurs sont fatigués
Pourquoi, ils non pas assez marchés
Mon sang bouillonne
Dans mes cillons veineux
Mine de rien lui il parcoure des kilomètres
Toujours enfermé
Mon corps ne suffit pas pour sa course folle
Il veut sortir pour exploser
Et si la nuit est folle il va mieux briller
Au creux de ma main une pomme verte
Avec son pois débordant de désir.
Dans le creux de ta main une pomme rouge
Son pois débordant de plaisir.
Dans le creux de ma main une pomme rose
Me joue des tours
Moi je jongle sans savoir comment faire à mon tour
Courte jupette, longues jambettes,
Oeil dessiné en forme de poisson
Coup de signe, regard de mine
La route est longue, la route est courte
Crois-tu que ce qui compte est le parcours ?
2003 2004 2005 2006 2007 et après plusieurs années
Pourquoi, ils non pas assez marchés
Mon sang bouillonne
Dans mes cillons veineux
Mine de rien lui il parcoure des kilomètres
Toujours enfermé
Mon corps ne suffit pas pour sa course folle
Il veut sortir pour exploser
Et si la nuit est folle il va mieux briller
Au creux de ma main une pomme verte
Avec son pois débordant de désir.
Dans le creux de ta main une pomme rouge
Son pois débordant de plaisir.
Dans le creux de ma main une pomme rose
Me joue des tours
Moi je jongle sans savoir comment faire à mon tour
Courte jupette, longues jambettes,
Oeil dessiné en forme de poisson
Coup de signe, regard de mine
La route est longue, la route est courte
Crois-tu que ce qui compte est le parcours ?
2003 2004 2005 2006 2007 et après plusieurs années
LA MENDIANTE
Mes yeux sont tombés
Dans le creux de sa main
Je les ai jetés par pitié
A la mendiante que je suis
Je n’avais rien d’autre à lui offrir
Elle m’a fixé
Le regard plein de réprobation
Elle n’a pas apprécié
Mon geste a sa propre valeur
Que pouvait-elle s’acheter
Avec mes yeux
La pauvrette
QU’IMPORTE
Qu’importe le vent qui emporte les sirènes
Leurs queues laissent des longues traînées qui Traînent dans mon âme anxieuse d’aimer sans peine
Qu’importe la souffrance que le temps me fait subir
Et ajoute à ma peine des longs moments qui priment
Sans perdre haleine et me jettent dans des riens et Des moins que riens qui envahissent ma haine
Celle qui tranquillement dormait au plus profond de
Moi
Une rivière souterraine
Tout cet acquis
Pourquoi pour qui
Et a quoi bon
Aimer ma mère
La mer
Aimer la fille et être dans une file d’attente
Sur la route que j’oublie
Quand tout commence là ou c’est déjà fini
19 10 2004-
Leurs queues laissent des longues traînées qui Traînent dans mon âme anxieuse d’aimer sans peine
Qu’importe la souffrance que le temps me fait subir
Et ajoute à ma peine des longs moments qui priment
Sans perdre haleine et me jettent dans des riens et Des moins que riens qui envahissent ma haine
Celle qui tranquillement dormait au plus profond de
Moi
Une rivière souterraine
Tout cet acquis
Pourquoi pour qui
Et a quoi bon
Aimer ma mère
La mer
Aimer la fille et être dans une file d’attente
Sur la route que j’oublie
Quand tout commence là ou c’est déjà fini
19 10 2004-
TOUTES LES NUITS
A l'hombre de la lumière
Toutes les nuits
Dans mon lit je lis:
Les pages
Gênantes
Béantes
Vides de sens
Froides
Blanches et noires
Des branches séchées
Des branches brûlées
Pages arpèges
Pleins de cristaux fondants
Pages brûlantes
12 12 2002 13h:18
Toutes les nuits
Dans mon lit je lis:
Les pages
Gênantes
Béantes
Vides de sens
Froides
Blanches et noires
Des branches séchées
Des branches brûlées
Pages arpèges
Pleins de cristaux fondants
Pages brûlantes
12 12 2002 13h:18
LES POETES ET LEURS MUSES
C’est forcé
Les poètes meurent jeunes
Si non ils suivraient une Muse qui boiterait
Avec ses hanches déboîtées
Des cannes bruyantes sur le parquet
Pouvez vous, un instant imaginez
La poésie que ça donnera
Le Poète-
Je t’aime oh toi ma fusée
La Muse-
Moi ta licorne vénérée
A travers les ages je te porterai
Accroche toi a ma queue bien aimée
Le Poète
Elle se trompe la salope
Cette queue est à moi
C’est moi ta corne sale traînée
Toi tu me suis et tu te tais
Ils sont vieux ça craint
Ils vont tomber
Mais il y a pire
Voir sa Muse assise, non étalée
Dans le lit crade
Parsemé de mégot et de feuilles déchiquetés
La Muse, la poitrine tombante, ventre proéminant
A l’aube, quant la nuit luis et sent l’agonie
Mais à ce pont qu’elle s’ennuie
Quel jour on est
Et quelle nuit
Pas besoin de l’année
Une de plus ou une de moins, qu’est ce que ça fait
Les graines de beautés abondent de poiles mal rasés
Ses cheveux de la Muse sont sales et gris
L’halènes pas banales puent l’ail et le vomi
La Muse est jaune comme la Peste
Le poète rote, son’alcool et dit :
Vas cherches un vieux pote
Pour une surprise parti
Mais pas comme autre fois
En passant sous les arcs de Paris
Traversant le Tuilerie
Monte sur ta bécane pourris
Soudain il la voit
Et puis tu est qui ?
Ma Muse est morte à l’asile
Tué par sa mère la vielle vipère
Elle gît aux cimetières
Le vent est tombé
Le jour tarde de se lever
Vas t’en, laisse moi en paix
Ma plume est cassée
Je ne suis plus rien de bien
Pas besoin d’une Muse pour sortir un clébard de couplet
Et l’aboyer avant l’aube
Dans la rue du quartier
16 avril 2007
Les poètes meurent jeunes
Si non ils suivraient une Muse qui boiterait
Avec ses hanches déboîtées
Des cannes bruyantes sur le parquet
Pouvez vous, un instant imaginez
La poésie que ça donnera
Le Poète-
Je t’aime oh toi ma fusée
La Muse-
Moi ta licorne vénérée
A travers les ages je te porterai
Accroche toi a ma queue bien aimée
Le Poète
Elle se trompe la salope
Cette queue est à moi
C’est moi ta corne sale traînée
Toi tu me suis et tu te tais
Ils sont vieux ça craint
Ils vont tomber
Mais il y a pire
Voir sa Muse assise, non étalée
Dans le lit crade
Parsemé de mégot et de feuilles déchiquetés
La Muse, la poitrine tombante, ventre proéminant
A l’aube, quant la nuit luis et sent l’agonie
Mais à ce pont qu’elle s’ennuie
Quel jour on est
Et quelle nuit
Pas besoin de l’année
Une de plus ou une de moins, qu’est ce que ça fait
Les graines de beautés abondent de poiles mal rasés
Ses cheveux de la Muse sont sales et gris
L’halènes pas banales puent l’ail et le vomi
La Muse est jaune comme la Peste
Le poète rote, son’alcool et dit :
Vas cherches un vieux pote
Pour une surprise parti
Mais pas comme autre fois
En passant sous les arcs de Paris
Traversant le Tuilerie
Monte sur ta bécane pourris
Soudain il la voit
Et puis tu est qui ?
Ma Muse est morte à l’asile
Tué par sa mère la vielle vipère
Elle gît aux cimetières
Le vent est tombé
Le jour tarde de se lever
Vas t’en, laisse moi en paix
Ma plume est cassée
Je ne suis plus rien de bien
Pas besoin d’une Muse pour sortir un clébard de couplet
Et l’aboyer avant l’aube
Dans la rue du quartier
16 avril 2007
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