En plein milieu du wagon il y a un homme
Des enfants - papillons autour de lui
C’est le maître je me dis
Il est beau, comme un maître peut l’être
D’un charme fou
L’homme et le maître font un, pas deux
Dans le calcul amoureux
Je me suis plongée dans le temps
Encore et encore
Quand les regards s'arrêtaient sur mon visage
Comme maintenant, je traversais les gents
Qui m’empêcher de les voir
Seulement, pieusement, rêveusement, amoureusement
J ’étais l’eau prentanière, affolée, je courais
Il m’en a fallu du peu pour tomber amoureuse
Un petit signe attentionné de sa part
Un seul.
Et le tour était joué
Oui, mais après ?
Paris 8 mai 2007
mercredi 9 mai 2007
GRATTE-CIEL
Parmi les tours dehors
Le vol fougueux des oiseaux
Dispersé, étrangement éclaté
Casse les immeubles
Qui grattent le ciel.
Je suis dedans,
Dans ma cage vitrée
Qui reflète le néant indéterminé
Et un soleil rouge.
C'est très japonais
Le soleil n'est pas devant
Il est derrière
Les oiseaux le transpercent
Mais ne se brûlent pas
L'avion qui passe d'un vol régulier
Passe à côté.
Mes pensées armées
De tous les bruits du monde
Dans une cascade immonde
Soufflent ce soleil faux semblant
Devant
Juste à temps.
mardi 8 mai 2007
GUILLOTINE
Mes envies sont verticales et castratrices.
Elles décapitent mon regard
Sur un visage figé, inexpressif et triste.
Mes désirs inachevés se roulent par terre,
Saillis par leurs propres idées
Qui n'ont jamais su faire.
Lassitudes des rêves fardés,
Solitudes des vols brisés.
POUR FAYE
Il y a une graine en toi qui pousse, pousse
Elle a traversé les siècles
C’est là, qu’elle s'est plantée
Dans l'esprit de ton être
D’où vienne-elle
De l’air, du temps
Légère, fraîche, éphémère
Où grave, esclave, révolutionnaire
Elle te donne le pouvoir
Elle ne demande rien en échange
Tout juste s’épanouir
Ne la laisse pas se pâlir
Ne la laisse pas faner
Ne la laisse pas mourir
Petite minuscule particule
Porteuse des talents
Nichée en toi, anonyme,
Elle anime tes savoirs, tes pouvoirs,
Ne doute même pas
Laisse là boire ton sang
Tes larmes, ta sueur et ton plaisir
Laisse là grandir, partages tout avec elle
Ton amour, tes fantasmes, tes cris d’orgasme
Hurles, montres toi, montres là
Laisse là boire ton lait
Pour continuer à chercher et jusqu'à la fin de ton souffle
Car la petite graine est devenu tienne
Vous avez faits des miracles et laisser des obstacles
Pour les siècles d’après
Que vaux mieux, vivre une vie
Ou désherber et planter l’ennuie.
7 mai 2007
Elle a traversé les siècles
C’est là, qu’elle s'est plantée
Dans l'esprit de ton être
D’où vienne-elle
De l’air, du temps
Légère, fraîche, éphémère
Où grave, esclave, révolutionnaire
Elle te donne le pouvoir
Elle ne demande rien en échange
Tout juste s’épanouir
Ne la laisse pas se pâlir
Ne la laisse pas faner
Ne la laisse pas mourir
Petite minuscule particule
Porteuse des talents
Nichée en toi, anonyme,
Elle anime tes savoirs, tes pouvoirs,
Ne doute même pas
Laisse là boire ton sang
Tes larmes, ta sueur et ton plaisir
Laisse là grandir, partages tout avec elle
Ton amour, tes fantasmes, tes cris d’orgasme
Hurles, montres toi, montres là
Laisse là boire ton lait
Pour continuer à chercher et jusqu'à la fin de ton souffle
Car la petite graine est devenu tienne
Vous avez faits des miracles et laisser des obstacles
Pour les siècles d’après
Que vaux mieux, vivre une vie
Ou désherber et planter l’ennuie.
7 mai 2007
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