lundi 17 mars 2008


PETITE MUSIQUE DE NUIT



Quand mon tambour joue en moi
Il pleut des Magritte
Je bois du vin à l’hydromel
La fumée sorte de la trompe d’un éléphant
Qui a l'air d’un enfant
Et qui porte sur son dos
Un précieux cadeau :
Mon âme

Quand ton tambour joue en moi
Je glisse sur les chutes de Niagara
Illuminée par mille soleils africains.
De cette aurore
Couleurs d’ébène s’écoule de l’or
Sur ma peau, sur le bouts de mes doigts
Sur ma bouche qui dit mais ne le sais pas
Gracia Plena

Je vie et je meurs
Je ris et je pleure
De milles mensonges qui éclorent
Je ne sais pas de quoi
Je ne sais pas pourquoi
Et je parle encor
Comme une farandole
Grêle, frêle
Ciel de nuit
Jour, et nuit
Lune, Neptune
Rafale d’un saxophone bleu
Être bête, sans prophète
Sauf un. L’être.
Leonard Cohen, - peut être





TA FLEUR




Te rappelles-tu
Cette fleure qui voulait te parlait
Oscillante, assoiffée
Enfermée
Dans la solitude d’une chambre
Elle voulait te chanter
Avec ses poumons chauffés à sec
Les quatre saisons
Surtout le printemps
Les pluies torrentielles,
D’un mauvais temps
Et puis cette lueur
Perçante derrière les nuages
Épanouit après l’orage
Brillante de milles diamants de rosées
Milles baisés
Elle voulait fleurir des tombes des innocents
Donner son parfum au vent
S’épanouir touts les ans
Faire cela pour toi
Tout simplement rester vivante
Elle a fixait sa couleur au fond de tes yeux
Et t’a regardé avec son œil en forme de pensée
Sort prends-moi avec toi a dit elle
Vas
Et tu es parti
Avec ta fleur oiseau
Ta fleur animale
Ta fleur amante
Tu la portes avec tes doigts craillons
La pensée de l’espoir













JE SUIS EN MOI

Confession


Je retourne ma peau à l'envers
Personne ne dit rien
On ne voit que le quotidien
Moi je suis bien
Je roule une cigarette
Je la fume de mauvais côté
Je me brûle les lèvres
Je me brûle les doigts
Je prends feux
Naturellement je crie
Pas de joie
Je crie ma douleur
Juste comme ça
M’extérioriser
La douleur est faite
Pour être criée
Tout le monde accourt
Se met à hurler
Hennissements généraux
L’attentat à la bombe
Non mais sans blague
Ça a vraiment explosé
Le corps piéger ce n’était pas moi
Moi je fumais
Oui mais
Il y a eu des morts et des blessés graves
Jugés dans un état critique

C’est la politique
La guerre des religions
C’est tellement con

Ben voilà
J’ai décidé de ne plus fumer
Puisqu’on dit
Qu’il n’y a pas de la fumée sans flamme
Je me tiendrai désormais à l’écart
J’ai remis ma peau à l’endroit
Je suis parti clôppé dans un bois
Avant de devenir pyromane
Croyez moi je n’y peux rien
Je suis en moi
Et je me sens bien

8 mai 05 17h36









A BOB KAUFMAN

                                                           A BOB KAUFMAN

Brûlé dans les yeux des tigres
Bob Kaufman


Mon Dieu
Toi qui as voulu être brûler dans les yeux du Satan
Tu es resté vivant
Du sang aveuglé, ton regard a fondu l’asphalte
Les saxos crachent leurs poumons
Le jazz pleure

J’ai le regard en arrière
J’essaye de marcher droit, devant
Laisses moi une petite place sur ton épaule
Soûles moi de tes paroles
Je suis à jeun
Sois plus que jamais violent
C’est comme les Dieux sadiques qui existent
Malgré la science et le bon sens

Reste près de nous Dieu noir
Drogué, exubérant, riche de ta pauvreté
Riche par ta dignité
Terrien et ancestral
Poète unique, non – croyant
Sois mon Tyran
J’ai besoin

mars 2008