mardi 10 avril 2007

JE ME RAPPELE



Des bruits du train me reviennent
Les rails de mon enfance
Résonnent dans mon ventre
Des départs dans la nuit
Ces bruits enfouis engloutis
Dans mon lit, ou alors
Un petit jardin en plein carrefour
Rond ou carré
Parsemé de mûriers
D’arbustes fleuris aux printemps
Des bancs et des enfants jouent à cache-cache
Devine, qui je suis
Maintenant je le sais
Des enfants morts aujourd’hui,
Mariés, grands pères où mères, oubliés
Le jardin n’est plus, non plus
C’est un carrefour dénudé
Non signalé
Il y avait des bouleaux argentés
Avec leurs chenilles fleuries qui finissaient dans les repas de nos poupées
Je jouais l’enfant, je n’étais pas grand
Comme nos mères et pères qui changeaient au jeu du hasard
On errait tous dans la rue
Elle était à nous
Calme, joyeuse, étrangement heureuse
Remplie à l’infini de touts ces bruits que se sont tus
Faire terre les souvenirs je ne veux, je ne peux
Dans cette cours moderne, acharné
Le non sens crée des sens
Pour ce que nous puissions vivrent encore plus seuls
Dans la mondialisation à mille à l’heure

26 mars 07










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