C’est forcé
Les poètes meurent jeunes
Si non ils suivraient une Muse qui boiterait
Avec ses hanches déboîtées
Des cannes bruyantes sur le parquet
Pouvez vous, un instant imaginez
La poésie que ça donnera
Le Poète-
Je t’aime oh toi ma fusée
La Muse-
Moi ta licorne vénérée
A travers les ages je te porterai
Accroche toi a ma queue bien aimée
Le Poète
Elle se trompe la salope
Cette queue est à moi
C’est moi ta corne sale traînée
Toi tu me suis et tu te tais
Ils sont vieux ça craint
Ils vont tomber
Mais il y a pire
Voir sa Muse assise, non étalée
Dans le lit crade
Parsemé de mégot et de feuilles déchiquetés
La Muse, la poitrine tombante, ventre proéminant
A l’aube, quant la nuit luis et sent l’agonie
Mais à ce pont qu’elle s’ennuie
Quel jour on est
Et quelle nuit
Pas besoin de l’année
Une de plus ou une de moins, qu’est ce que ça fait
Les graines de beautés abondent de poiles mal rasés
Ses cheveux de la Muse sont sales et gris
L’halènes pas banales puent l’ail et le vomi
La Muse est jaune comme la Peste
Le poète rote, son’alcool et dit :
Vas cherches un vieux pote
Pour une surprise parti
Mais pas comme autre fois
En passant sous les arcs de Paris
Traversant le Tuilerie
Monte sur ta bécane pourris
Soudain il la voit
Et puis tu est qui ?
Ma Muse est morte à l’asile
Tué par sa mère la vielle vipère
Elle gît aux cimetières
Le vent est tombé
Le jour tarde de se lever
Vas t’en, laisse moi en paix
Ma plume est cassée
Je ne suis plus rien de bien
Pas besoin d’une Muse pour sortir un clébard de couplet
Et l’aboyer avant l’aube
Dans la rue du quartier
16 avril 2007
1 commentaire:
Les muses meurent jeunes et les poètes se retrouvent au fond des bars
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